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Historia Calamitatum
Homo Horibilis (la grotte -3-)
L'Ombre Triste
1793, partie -1-
1793, partie -2-
1793, partie -3-
1793, partie -4-
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1793, partie -7-
1793, partie -8-
L'Amour Courtois.
La Guerre contre le Chaos
Juste un peu de musique...
L'Ombre Triste

L’Ombre Triste

 

44@26967

"Les ailes collées par ton sang au pavé
et le jour qui éclaire ton spectre écrasé.

Parfois tu me fais peur, tu me fais voir
la mort au fond de l'abîme, au milieu de la rue

Tu ressembles à cette feuille de papier
lisse comme le ciel, un beau jour d'été.

Mais un peu de sang colle ta peau au pavé.
Et j'ai peur, et j'ai froid, c'est ma mort, c'est ta mort que je vois.

Ils ont écrasé ta tête et ton coeur,
ils t'ont tout volé, pauvre spectre écrasé.
J'ai envie de pleurer; pourtant je ne t'aime pas.".........

 

Morte, tu n’étais plus,

Morte et enterrée

Juste un papier chiffonné

Trois phrases écrites avant ta mort.

Le message pour te retrouver…

 

« Croyez au Double Univers,

Créez Dieu,

Par le Germe Fœtus et L’Œuf du monde… »

 

Alors, croyant encore à un infime espoir, elle a cherché, dechiffré et enfin trouvé le lieu.

Errant toujours, la peine et la solitude pesant sur elle, elle fredonnait...

« Au milieu des vivants
Je ne suis qu'une ombre
Parmis ce monde je ne suis qu'un revenant
Et ce sont parmis mes démons que je sombre

Dans mon effroyable cauchemar
Je n'ai plus aucun pouvoir
Je croule sous le poids des os
Et je ne peux qu'assister à cette immonde tableau

Moi le cœur déchiré d'un monde recousu

Plaie béante et immonde qui sillonne vos rues

Vous les têtes aveugles d'un corps que j'ai quitté !

Moi je me bats encore aux pulsions que j'étais !

Le sang coule aux dires du charme de la mort

Quand roulent les tambours et tout vos cris encore. »

 

 

T’ayant perdue pour l’éternité, ne voulant pas tomber dans la détresse de l’âme, et la perte de l’esprit, elle décida donc de parcourir cette ville à la recherche de la sérénité.

Ici, au milieu des arbres et de toute cette verdure elle se sentait mieux. Il est des endroits qui inspirent courroux et tumultes mais d’autres calme et paix. Mais la peine de l'avoir perdue et la peur de ne pas la retrouver la fît retomber dans la tristesse. L'êtrange mélange de l'angoisse et de la mélancolie.

Errant ici, comme une âme en peine, pleurant toutes les larmes de son pauvre corps de mortel, elle lu cette inscription sur cette pierre triste et froide.

Ce texte rouge comme le sang mâché…..

Elle en tira les lettres suivantes...

---4.6 - 13.6 - 8.16 - 5.2 - 13.2 - 2.3 - 3.38 - 9.15 - 2.6 --- 8.21 - 12.3 --- 13.7 - 1.3 - 6.16 - 5.2 - 3.17 - 7.10 - 10.5 - 1.1 - 7.23 - 10.12 - 11.9 --- 8.6 - 4.2 - 2.16 - 10.9 - 13.4 - 9.34 ---

Les lettres révélèrent alors une phrase, cela était si étrange et si beau à la fois...Elle avait enfin trouvé l’endroit, celui ou l'Ombre Triste reposait…

Arrivée enfin en ce lieu, elle dit ces quelques paroles devant cette étendue :

"Tu m'as de nouveau abandonné
Dans cette infinie obscurité
Les ténèbres m'ont entouré
Et sont en train de me ronger

Je me perds dans cet univers
Et sur cette scène je désespère
Entre les mains du destin
Je ne suis plus qu'un pantin

Cadavres putréfiés
Banquet de ravissements
Donne moi la chair et le sang
Je redécouvre l'obscurité

Libère moi de cette vie
Ô déesse de l'Hérésie
Pourquoi m'as-tu délaissée...
Je ne veux pas tomber..."

Puis enfin, elle la retrouve.

Elle la regarde. Elle devine son âme se poser sur elle et l'enlacer. Elle ne craint rien, ce n'est pas la mort qui l'étreint, c'est juste le spectre de l'Ombre Triste...

 

...Voici l'ombre de sa mère.

Elle a peur et elle pleure,

Elle trouva sous la tombe, sans problème,

En face d'elle, de la haine

Car cet endroit est rempli de mauvais souvenirs,

Qui la font tellement souffrir,

Qu'elle n'a qu'une envie…

Mourir..

Alors elle prit un couteau très tranchant

Et laissa son coeur en sang

Pour aller retrouver sa mère..."

 

 

Ce jour là il y eut un Ange de plus sur terre...

 

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